Le rêve  (L'Acropole de Callisto) posté le mercredi 10 mars 2010 23:00

Le rêve

Aux nuits trop mouvantes je m’égare à rêver,
D’un ange aux ailes bleues qui peignerait mes cieux,
Rendant mes ténèbres aisées à éprouver.
Il aurait ton parfum et tes yeux, oui, tes yeux !

Mon âme déchirée – page mille fois lue –
Insulte le matin et l’oiseau qui chantonne :
- Intolérable humeur ! Va, ou bien mon salut,
 Sera ton ultime ! Tais ce jour qui rayonne !

Je suis mendiant d’un songe oubliant ma vertu,
– Il a tes yeux, tes yeux – cet être qui me hante,
Depuis ton voyage dans la mort apaisante ;

Alors, s’il doit me fuir, me laissant esseulé,
Ce moment gardera les traits d’un ange ailé :
Je rirais jusqu’au front du rêve qui me tue.

 

Merci Opopop, je l'adore de trop
bisous

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Le cœur en bandoulière  (Le Jardin de Pygmalion) posté le mercredi 10 mars 2010 21:32

Le cœur en bandoulière

Il a vu des déserts le long de mes yeux clairs
Arroser des roses sur des plages de sable
De ses larmes carmins à l’encre de mes vers
Quand son âme endormie criait l’inéluctable.

Il a vu des astres dans mon ciel de Bengale
Emportant dans ses mains des rêves d’unité
Illuminant ses pas à l’aurore sépale
Quand mes joues rougissaient à son éternité.

Il a vu des soleils et l’hiver dans mes stances
Pleurer des silences comme on écrit adieu
Le vent lui murmurait la beauté de l’absence
Quand les genoux pliés, il suppliait les cieux.

Il a vu des lunes en nuages de traîne
Camouflant l’horizon laissant place à l’espoir
Ses maux se propageaient en diluant mes veines
Quand mon cœur s’exprimait au delà du miroir.

Il a vu des volcans fusionner de passions
Sur la grève étoilée et ses pages d’enfance
L’histoire se contait plus fort que l’abandon
Quand mes demains partaient rejoindre sa distance.

Il a vu les enfers se noyer dans ses verres
La nuit pour ennemie buvait tous ses chagrins
Son seul salut était son cœur en bandoulière
Quand ses soupirs taisaient un requiem sans fin.

Il a vu l’alchimie de deux êtres s’aimant
Et le destin croisé d’envie évanescente
Son charisme opérait sur l’amour naissant
Quand l’écho des voix se mélangeait à l’attente….

Mystic For Ever
Le 10 Mars 2010

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Juste pour le plaisir  (Le journal de Mystic) posté le mercredi 10 mars 2010 19:17

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Les âmes de Naoned  (Florilège) posté le mercredi 10 mars 2010 13:25

 

Les âmes de Naoned

Un cœur orphelin sous une armure glacée
Tel est le trésor qu’elle a enfin libéré
Il semblait ému, un je t’aime s’évapore
Quand dans son regard se déployait les aurores.
La mélancolie chassait cette révélation
Elle avait si peur de le perdre dans la passion
Il paraissait si fragile sous son écorce
Une renaissance s’imposait avec force.
Sa main lui gravait une mélodie d’antan
Un secret d’amour pour une échappée au temps
Son encre rougeâtre inspirait ses nuits câlines
Quand dans son sommeil, il s’installait en sourdine.
Il cicatrisait les blessures du passé
Puis il lui vola un baiser embarrassé
Ame contre âme, confidences transparentes
Lèvres contres lèvres, une envie envoûtante.
Le ciel pour témoin veillait sur les amoureux
En leurs distillant des couleurs chaudes et bleues
En les épargnant de la pluie et des nuages
Cupidon leur avait soufflé un doux présage.
Elle se paraît d’or et de parfums d’Orient
D’encens, de Jasmin pour conserver ce doux lien
Il semait des vers pour récolter des poèmes
En lui offrant une nouvelle vie de bohème.

Mystic
Le 8 Septembre 2008

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Le Cœur chamallow*  (Florilège) posté le mercredi 10 mars 2010 12:25

Le Cœur chamallow*

Parfois ce cœur dans ma poitrine
Déborde de son tendre écrin
Les battements sont en sourdine
Et le spleen devient son venin.

Alors l’encre rouge s’épanche
Comme la pluie en discontinu
Sur l’âme d’une page blanche
Criant des vers en continu.

Il s’applique à poser des rimes
Pour expulser ses ressentis
Et dévoile son moi intime
Buvant sa vie jusqu’à la lie.

Il entrepose sa souffrance
Sur un plateau en or massif
Et trinque au dos de l’espérance
Malgré son état dépressif.

Il obscurcit de tous ses maux
Les plus beaux rayons de lumière
Cache sa peine sous la peau
D’un sanglot mortel manquant d’air.

Il sommeille au creux des aurores
D’un sommeil léger et moribond
Quêtant le moindre sémaphore
L’aidant à exploser ses gonds.

Mais pourquoi donc tant de tristesse ?
Étouffant un soleil d’été
Pourquoi tant d’indélicatesse
Dans ce ciel de félicité ?

Mystic
Le 14 Août 2008
*expression empruntée à Galaad

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